dimanche 5 mars 2017

Crucifiction catalane @ MNAC

Identité nationale

Elle avait dit que le musée le prouverait et le saut du gothique à Gaudi était touchant.
Espaces immenses. Jamais plus de trois visiteurs par salle.
Une famille américaine bien chanceuse de voir par hasard Insurreccion.
A Paris les gens fourmis avaient passé des mois à se pousser devant cartels et oeuvres.
Là rien. Si ce n'est le cocasse rapport à l'exposition du MACBA qui avait lieu en même temps
et ne disait pas tout à fait la même chose.
J'avais déjà visité ce même musée. J'étais déjà tombée pour les mêmes oeuvres.
A une époque où je ne me donnais pas le droit.
Là si, absolument. Et c'était beau de le constater et de rire et de ne jamais savoir quel appareil sortir.
Lui manquait. L'interlocuteur. Certaines expériences sont trop extrêmes pour n'être pas partagées.
A qui dire quoi comment. L'art sacré et la commande.
Quelques jours plus tôt avoir appris. L'utopie anarchiste réalisée. 1937.
L'or de l'Espagne, les Amériques, l'agriculture et la fureur de vivre.
Une histoire de l'ordre de la révolution. L'Angleterre qui refusait que les catalans visitent les usines.
La copie comme menace (et toute pensée de la reproduction en question).
Aussi les flics catalans portent des masques. Comme des foulards noirs. Des voiles.
Mais sur le bas du visage parce que sur la tête c'est le béret et tout est noir. Les armes énormes.
Comme entre tous les bras d'hommes.
Frissons dans l'échine malgré la douceur de l'éclairage public des ruelles aux murs chauds.
Et tout ça parce que des punks hurlaient mort au roi. Ou à la royauté.
La nuance près.
L'importance relative parce que pour eux cruciale parce qu'inextricable.
Tandis qu'une tête française incapable de s'empêcher de penser aux réfugiés.
Tandis qu'une tête anglaise et la tendresse pour les têtes couronnées.



//Pictures home and hand made//

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